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Périgueux en mouvement : réunion publique le 16 novembre

Le 17/11/2017

Jeudi 16 novembre, une réunion publique était organisée à 19 h 30 au théâtre (esplanade Robert Badinter) pour présenter l'aménagement des boulevards et les étapes de réalisation dans le cadre de l'opération urbaine "Périgueux en mouvement".

Les enjeux

  • Assurer les fonctions locales : livraisons, taxis, pompiers
  • Renouer avec la vocation originelle des boulevards, lieu de promenade et de représentation, lieu de sociabilité par un rééquilibrage des modes de déplacement
  • Mettre en place un plan de circulation automobile à grande échelle qui limite le transit en centre ville et facilite l'accès en transports en commun

Télécharger le dossier (en pdf) pour en savoir plus

Du cours des Princes au boulevard Haussmanien

Le cours des Princes, nom de l’ancienne route de Bordeaux, dite aussi cours de Limoges  (de 1815 à 1835), aujourd’hui Michel Montaigne et place Bugeaud, s’étendait de la "promenade de la Pelouse" à la rue de Bordeaux.

Cette  allée de terre battue, qui ceinturait la ville à  l’est et s’étirait  à l’ouest vers la campagne et les jardins, était le lieu de promenade favori des Périgourdins. Elle conduisait à la place du Triangle (Bugeaud) avec ses guinguettes d’attractions et ses baraques foraines.

A son arrivée en 1826, le nouvel et jeune architecte départemental parisien fraîchement nommé à Périgueux, Louis Catoire, a une vision d’urbaniste. Il décide d’édifier une ville nouvelle dans un tracé harmonieux en prenant pour axe le cours des Princes. Il tire au cordeau un grand boulevard  dans lequel il met en scène sur deux places en hémicycle, un Palais de Justice (1829) et un théâtre (1836) détruit en 1957, près du grand Café de la Comédie, (place André Maurois).

Deux espaces s’imposent géographiquement et historiquement dans le paysage :

  • la place Montaigne, ainsi nommée depuis 1853 à la suite de l’érection de la statue du célèbre philosophe qui sera fondue pendant la deuxième Guerre Mondiale. Un cénotaphe est dressé le 13 juin 1944 à l’emplacement où cinq périgourdins sont tués quelques heures après la libération de Périgueux.
  • la place Bugeaud qui doit son appellation à l’installation de la statue du Maréchal en 1853. Elle porta aussi le nom du Triangle en raison de sa forme. On y creuse en 1836 pour la première fois un bassin afin de célébrer l’arrivée des eaux du Toulon grâce à Catoire.

Cette grande percée à la « Haussman » est une artère où les premiers grands magasins à la mode s'installent dès le Second Empire :  « Au petit Paris », « Au petit Louvre » (aujourd'hui Burton), Aux Nouvelles Galeries (aujourd'hui Monoprix) se développent aux côtés de commerces familiaux ancestraux et des grands cafés comme la Bourse (aujourd'hui La Mie Caline), le Bordeaux, la Taverne des Boulevards (aujourd'hui la banque CIC), le grand Café de Paris (aujourd'hui le Garden Ice Café), proche du Cinéma le Marignan et du dancing le « Casin » où la jeunesse périgourdine des années 50 se retrouvaient et parcouraient les « boulus » allègrement !

(source : service Ville d'art et d'histoire)

Atlas historique des villes de France, Arlette Higounet Nadal

Les boulevards de demain

6 principes d’aménagement

  • Elargir la partie centrale à la manière des ramblas
  • Améliorer les traversées entre la République et Maurois
  • Renforcer les activités commerciales (terrasses, shopping)
  • Agrandir les trottoirs, une meilleure place pour les vélos et les bus
  • Contenir la circulation automobile sur 2 * une voie
  • Assurer les fonctions locales : livraisons, taxis, pompiers

Réconcilier les usagers des boulevards

Actuellement, les espaces partagés sont inconfortables pour les automobilistes, bus, cyclistes comme les piétons

  • Une étude sur les déplacements urbains lancée par le grand périgueux sur son territoire qui a permis de caractériser la circulation (comptage, enquête origine-destination, etc.)
  • Un travail en lien avec le Conseil départemental est mené en raison du statut routier du boulevard (RD 939)
  • Les espaces sont donc souvent rendus désagréables (circulation, bruit, pollution)  et incommodes pour les piétons

C'est pourquoi, il est envisagé une emprise de la circulation routière réduite laissant davantage de place aux piétons et aux cyclistes

De part et d’autre de la place Bugeaud

Si les sens de circulation sont maintenus, les automobilistes n’emprunteront plus qu’une seule voie.

Côté pair, la suppression d’une voie permet d’élargir la place Bugeaud au profit d’une piste cyclable en site propre.
Côté impair, la bande de stationnement réservée aux taxis est maintenue. La suppression d’une voie autorise l’élargissement du trottoir en face, de la Mie Câline à la Cour des vins. Dans le prolongement, jusqu’à l’angle de la place André Maurois, des emplacements de stationnement longitudinaux sont créés.

De part et d’autre du square Daumesnil

Une voie de circulation est supprimée permettant ainsi d’élargir les trottoirs et de créer des emplacements livraisons. Le square Daumesnil garde son emprise et accueille le prolongement de la piste cyclable.

Entre la rue Gambetta et la place Yves-Guéna

La voie qui longe le parking est supprimée au profit d’un large parvis et d’une piste cyclable longeant le futur Village commercial. À partir de la rue Gambetta, les deux voies de circulation se rejoignent pour être accolées jusqu’à la place Yves-Guéna, formant ainsi une chaussée à double sens.

Des espaces dédiés aux professionnels comme aux usagers

En lien avec le nouveau plan de circulation intégrant la restructuration du réseau Péribus, une place plus importante est laissée aux bus, aux taxis, aux véhicules de secours, davantage d'aires de livraison adaptées seront également créées (16 places sont prévues contre 3 actuellement). Le stationnement de courte durée sera également facilité : 51 places à proximité des commerces et du Palais de justice sont prévues (contre 48 aujourd'hui).

Développer des lieux d’échange et de proximité

Afin de favoriser les échanges piétonniers entre le cœur historique et les quartiers alentours, différents espaces publics à proximité immédiate des boulevards ont été requalifiés. Les places André Maurois et Francheville ont ainsi été repensées. Autrefois, simples lieux de passage, ces deux places deviennent des espaces de vie conviviaux et contemporains.

A travers la réalisation d’un vaste espace paysager d’un montant global de 550 000 €, la place André Maurois de 3 400 m2 a permis la réalisation d’un plateau dédié aux piétons et à l’activité commerciale.

En parallèle, l’aire de jeux installée à l’été 2016 pour les plus petits, fait désormais de la place Francheville un espace dédié aux familles. 42 9000 € ont été investis par la Ville afin d’agrandir l’aire de jeux existante et mettre en place une nouvelle structure. Accessible aux enfants de 2 ans à 12 ans, elle offre des activités de grimpe, de glisse, de cache, d’escalade, de saut, d’équilibre, ainsi que deux jeux sur ressort et un tourniquet.  Le Conseil local de la jeunesse de Périgueux a travaillé avec les services municipaux à l’implantation de 5 modules d’initiation aux sports de glisse Bains d’un montant de 30 000 € sur une surface de 600 m² réservée aux enfants de plus de 8 ans.

Ce projet d'aménagement se poursuit jusqu'aux allées de Tourny où depuis 2015, un travail de reconstruction du kiosque à musique est mené par l’association COBATY avec une équipe de bénévoles composée du CFA BTP24, de la Fédération Française du Bâtiment 24 (FFB24), la Confédération des Artisans et Petites Entreprises du Bâtiment 24 (CAPEB24), la SOCRA – Spécialiste en restauration d’œuvre d’Art. 

Dynamiser l’attractivité commerciale du centre-ville

Le réaménagement des boulevards s’accompagne de la création d’un village commercial, le quartier Montaigne, en lieu et place du parking en surface Montaigne.

Le quartier Montaigne se compose de trois bâtiments distincts et les boutiques sont réparties par bâtiment et par activité commerciale : service et équipements de la maison, équipements de la personne, restauration et alimentation. Les surfaces des boutiques sont adaptées aux différentes activités commerçantes : de 30 m2 à 800 m2 pour un total de 7 625 m2.

A la charnière du quartier médiéval du Puy Saint-Front et des boulevards bordés par les immeubles du XIXe siècle, le projet a été pensé avec le concours de l’Architecte des Bâtiments de France pour s’intégrer parfaitement dans son environnement urbain. En effet, côté Palais de Justice, les façades des bâtiments ne dépassent pas les 9 mètres de haut : un rez-de-chaussée et un étage.  par ailleurs, côté secteur sauvegardé, les façades des bâtiments ne dépassent pas les 4 mètres de haut : un rez-de-chaussée.

Inscrit dans une démarche de développement durable, les trois bâtiments ont des toitures végétalisées. D’une surface totale de 2 930 m2, elles font le trait d’union entre les boulevards arborés et les allées Tourny.

Le quartier Montaigne en chiffres
  • 10 500 000 € :  coût de la construction des trois bâtiments et de l’aménagement des cellules commerciales par le groupe JMP Expansion
  • 3 600 000 € : coût de l'achat du terrain à la Ville par le groupe JMP Expansion
  • 3 Bâtiments
  • 24 Boutiques
  • 7 625 m2 de surface de plancher total
  • 2 930 m2 de toitures végétalisées
  • 590 places de stationnement (en sous-sol)
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Aliénor.net